Pierre-Emmanuel Vandeputte

Pierre-Emmanuel Vandeputte

Pierre-Emmanuel Vandeputte est un designer belge né en 1991.

Il obtient son master en design industriel de l'ENSAV La Cambre en 2014.

Après l'obtention de son diplôme, il crée son propre studio de design à Bruxelles.

De la conception à la production, Pierre-Emmanuel insuffle à ses créations un sens du surréel et un respect de l’artisanat. Chaque pièce a un pouvoir émotionnel unique. 

Pierre-Emmanuel défie ce qui nous paraît évident pour modifier nos habitudes et les perceptions. Ses créations sont l'expression d'une envie de s'affranchir du banal, de rechercher l'originalité, tout en restant dans le cadre des matières les plus nobles et en n'oubliant pas la fonctionnalité.

Pierre-Emmanuel a été invité à exposer à Copenhague, Paris et Milan.

Les créations

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Nous avons rencontré Pierre-Emmanuel Vandeputte le 12 octobre 2019 à Bruxelles.

Bien que d’origine bourguignonne, je revendique une identité belge même si je garde un passeport français.
J’ai toujours communiqué sur le fait que je suis designer belge.

Pour quelles raisons a-t-on besoin ou a-t-on envie d’accoler « belge » à designer ?

Parce que tu t’identifies à un territoire, tu bénéficies de structures, d’institutions, de sponsors. Tu es affilié à un groupe en fait et l’union fait un peu la force en quelque sorte.

De plus, le fait d’avoir intégré les ateliers de Lionel Jadot à Zaventem au début du mois ( http://www.zaventemateliers.com) me permet de ne pas rester isolé et apporte une belle synergie avec le collectif.

J’ai rencontré des designers qui font de très belles choses et qui ont leur atelier au fond d’un garage et, s’ils ne savent pas communiquer, ils tournent en rond. C’est super d’avoir pu intégrer un endroit comme les ateliers où il existe une vraie dynamique entre tous les acteurs du lieu (ndlr : 6000 m2 occupés par une trentaine d’artistes, designers et artisans).

D’où t’est venu ton appétit pour le design ? 

Mes grands-parents maternels étaient agriculteurs et mon grand-père fabriquait plein de machines pour résoudre des petits problèmes dans la ferme. Il avait par exemple fabriqué une machine pour trier les œufs. Avec lui, je bricolais des moulins au bord de la mer dans la maison en Normandie, on faisait des rainures dans le sable pour pouvoir faire couler l’eau… J’ai toujours eu un petit côté créatif où on bricole et en fait le côté manuel m’a vraiment séduit. Ce qui me plaît dans le design, c’est que c’est à la fois un métier très créatif et très pragmatique. On doit répondre à des demandes et malgré tout trouver des solutions nouvelles.
Mais je ne me considère pas comme un artiste.

La frontière doit être bien mince quand même ?

Certes, mais les objets que je développe même si parfois ils sont empreints de poésie, n’en ont pas moins une vraie fonctionnalité.

Même si ce sont parfois des objets un peu étranges, comme le dossier en cuir qui est derrière toi, qui permet de se reposer debout ou qui invite au rêve éveillé ou bien encore Belvedere qui est une échelle pour prendre de la hauteur ou des alcôves en feutre pour se cacher : ce sont des objets qui vont raconter des histoires et porter des messages mais qui doivent correspondre à un besoin, même s’il n’est pas primaire. Ils répondent à des problématiques actuelles.